
TRURO (Cornouailles-R-U) - 09/05/2008 - 3B Conseils -Il y a au Royaume-Uni une petite compagnie agissant dans le conseil en matière de développement des énergies renouvelables et qui se révèle très inventive en matière d'énergies renouvelables de la mer. Cette compagnie, basée en Cornouailles et qui répond au drôle de nom de FreeFlow 69 que l'on peut traduire par " écoulement libre 69" (de l'humour anglais sans doute!), développe plusieurs projets extrêmement intéressants dont le tout premier d'entre eux est une turbine à axe vertical capable de produire de l'électricité aussi bien à partir de l'énergie des courants en mer, que des courants de cours d'eau ou de n'importe quelles voies navigables. Cette turbine houlomotrice appelée Osprey vient de subir avec succès ses derniers tests sur une maquette à taille réelle. Le prototype en aluminium, construit pour ces essais par la société Able Engineering of Swadlincote, ressemble à une sorte de catamaran d'un peu moins de 10 mètres de longueur très proche d'un gros pédalo ! Pourtant cette technologie apparemment fantaisiste est loin de l'être. Il s'agit de stimuler le courant aquatique par un mouvement assez sophistiqué d'ascenseurs hydrauliques et de pales qui maintiennent la turbine dans l'eau et lui font produire de l'électricité. Les détails précis de cette technologie à contre-rotation et axe vertical restent confidentiels et le mécanisme de fonctionnement de la turbine Osprey fait l'objet d'une dépôt de brevet. D'autant que le concepteur a déjà imaginé que ce type de technologie pourrait s'intégrer dans des systèmes plus vastes et produire, dans ce cas précis, jusqu'à 5MW. La turbine deviendrait alors une composante d'une structure modulaire de type île d'énergie multi-sources (ou plutôt lagune d'énergie dans ce cas) s'alimentant à la fois de la puissance des courants de marées, et de celle d'éoliennes et d'hydroliennes. C'est précisément pour aller dans ce sens que FreeFlow69 a imaginé un projet plus ambitieux semi immergé, ancrable au large, appelé Ocean Energy Rig avec une capacité de production annoncée de 10MW.
Ces technologies multi-sources sont volontiers présentées par FreeFlow69 comme possibles à inclure dans les grands projets d'exploitation d'énergie houlomotrice actuellement mis en place par le gouvernement britannique. Le principal avantage mis en avant, pour des raisons aussi écologiques que d'entretien, consiste dans la situation hors d'eau des génératrices et de la majeure partie des structures sur ponton. Pat Cooke, le porteur de projet, a déclaré qu'il prévoyait " une mise en service de la turbine Osprey dans les deux ans à venir " à condition qu'un accord soit finalisé avec un partenaire potentiel dont l'identité n'a pas été révélée... et reste peut-être même encore à trouver.
Article : Francis Rousseau
Documents de références : FreeFlow69. Photos : Ocean Energy Rig ©FreeFlow69
vendredi 9 mai 2008
A propos des E.R.M multi sources ...
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mercredi 7 mai 2008
Eolien en mer : le Danemark lance un concours

COPENHAGEN - 07/05/2008 - 3B Conseils -Le Danemark est aujourd'hui le premier fabricant mondial d'éoliennes (cf. nos articles Danemark ICI). Avec plus de 30.000 emplois, cette activité est le troisième poste d'exportation du pays. Pour acquérir l'autonomie énergétique la plus large possible, le gouvernement n'a d'autre choix que de confirmer cette politique offensive et s'est fixé comme objectif le doublement de la puissance produite d'ici 2025. Un parc de 1000 éoliennes de 150m de haut et de nouvelle génération devrait voir le jour d'ici cette date, mais le choix des sites d'accueil ne rencontre pas l'unanimité au sein de la population et des responsables locaux. Comparativement il apparaît de plus en plus clairement que l'implantation de parcs éoliens offshore quelles que soient leurs dimensions ne suscite pas du tout ce type d'opposition. Dépourvu de ressources énergétiques hydrauliques et nucléaires, le Danemark s'est résolument tourné vers l'énergie éolienne depuis les années 1970. Aujourd'hui, le parc considérable d'éoliennes aussi bien terrestres et en pleine mer répond à 21% de la consommation électrique du pays, faisant du Danemark le leader mondial en la matière. On compte ainsi 500 watts éoliens par habitant (contre 5 en France). Le Danemark ne révisera donc pas ses projets de développement car il n'a pas le choix.
Par contre, le pays semble vouloir tirer le meilleur de l'impact positif de l'éolien en mer sur la population. Ainsi parallèlement aux initiatives du gouvernement, un certain nombre d'acteurs privés et publics ont décidé de lancer un concours international afin d'attirer de jeunes ingénieurs talentueux vers l'industrie des éoliennes en mer. Les parcs éoliens situés en pleine mer jouissent, nous le disons assez souvent dans ce blog, de l'un des plus gros potentiels de développement dans le secteur des énergies renouvelables. L'éolien offshore constitue aussi une série de défis majeurs pour les ingénieurs en raison des conditions naturelles extrêmes auxquelles les éoliennes sont soumises en mer. Les sociétés industrielles Vestas Wind Systems, Siemens Wind Power, DONG Energy, Vattenfall, A2SEA et SEAS-NVE, associées à des universités, sont à l'origine de ce concours destiné aux élèves ingénieurs. Elles attendent des candidats une approche créative et nouvelle des problèmes auxquels sont confrontés les industriels. Les meilleurs projets, qui seront connus courant 2009, seront récompensés par un prix de 5000 euros et un tour en hélicoptère au-dessus d'une ferme éolienne offshore. Non ce n'est pas de l'humour danois ! Il est est vrai que quelquefois les récompenses peuvent paraître disproportionnées aux enjeux ! Ceci dit 5000 euro pour une idée, ce n'est déjà pas si mal. La petite promenade en hélicopètre par contre...
Article : Francis Rousseau d'après ADIT n° 19
Documents de références : ADIT Bulletin électronique de l'Ambassade de France au Danemark n°19 ; Danish Wind Industry Association. Photos 1 : fabrication de pale d'éolienne © Vestas.2: parc éolien en mer © Mads Armgaard pour Dong energy
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mardi 6 mai 2008
E.T.M : des Etats Océaniens se lancent dans l'aventure ?

PALAOS (Iles Carolines) - 06/05/2008 - 3B Conseils - Selon le journal des Iles Marianes le Marianas' Variety, du 2 mai dernier, la Chambre des délégués des Palaos , État Océanien situé dans l'archipel des Iles Carolines aussi appelé Palau, a adopté le 1 mai 2008 une résolution appuyant une importante demande de financement auprès de l'Agence pour le Commerce et le Développement des Etats Unis (United States Trade and Development Agency). Cette demande concerne la faisabilité d'un projet d'exploitation d'Energie Thermique des Mers (E.T.M) dans le but de produire à la fois de l'électricité, de la climatisation et de l'eau douce pour l'ensemble des îles de Palaos, soit 26 îles et 300 ilôts dans le Pacifique occidendal.
Cette demande très officielle de la " Maison des Décisions Murmurées " , c'est le nom du parlement national de la République des Palaos, se base sur une proposition qui aurait été faite par les Etats-Unis, proposition d'aide au développement économique des pays " à revenu intermédiaire ". La demande concerne la somme de 500.000 dollars US destinés à financer une étude visant à déterminer si cette technologie E.T.M est la plus appropriée pour les Palaos (!). Selon nos sources européennes, cela fait des années que ce site des Palaos est évoqué comme un candidat possible à l'exploitation de l'E.T.M dans cette région du Pacifique, sans que rien ne se passe en réalité. La Maison des Décisions Murmurées semble donc avoir franchi un pas décisif en adoptant la résolution historique du 1 mai 2008. Il faut dire que cette résolution arrive en pleine explosion des coûts d'approvisionnements pétroliers, qui pèsent extrêmement lourds sur ces régions du Pacifique occidental situées entre les Philippines et la Nouvelle Guinée au large de l'Australie où il faut transporter toutes les matières premières. L'étau devient insupportable pour ces petits états hyper dépendants de l'approvisionnement pétrolier alors que l'exploitation possible d'une matière première disponible en quantité infinie existe à domicile. L'exploitation de l'eau de mer par la technologie E.T.M. leur permettrait, à un coût évidement moindre que le coût pétrolier actuel (et futur), d'obtenir l'apport énergétique souhaité. En fait, cette question du choix de l'E.T.M. revient dans cette région du monde à chaque grande crise pétrolière, mais cette fois-ci, conjuguée à la crise sans précédent du dollar US, elle devrait avoir un peu plus de raisons de trouver une réponse. La résolution de la Maison des Décisions Murmurées souligne dans son paragraphe final, que " la marine américaine vient d'obtenir des résultats positifs concernant son programme pilote E.T.M. à Hawaii" (OTEC en anglais) et qu'elle réfléchirait sérieusement à l' installation " d'une exploitation E.T.M. de type commerciale à grande échelle sur la base navale américaine de Diego Garcia". Cela laisse entendre à mots à peine couverts pour qui sait décoder le langage de la Maison Murmurée, que les Palaos sont tout à fait prêtes maintenant à se lancer dans l'aventure de l'ETM. La seule question est quoi ou... qui freine ?
Article : Francis Rousseau
Documents de références : Marianas' Variety / OTEC news / Wikipedia / Michel Gauthier.Photos 1 : Iles Palaos © creative commons 2.0 /2.: Carte des iles Paaos ou Palau
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lundi 5 mai 2008
Biocarburant algal : Petrosun prend son envol !

HOUSTON (Texas) - 5/05/2008 - 3B Conseils - Conformément à l'objectif qu'elle s'était fixé, la compagnie PetroSun Biofuels continue de mettre en place des structures commerciales de production de biocarburants algals. Après sa ferme de Rio Hondo inaugurée en mars dernier, (cf. notre article du 26 /03/2008 ICI), le groupe a annoncé l'ouverture d'une nouvelle ferme au Texas, le long des côtes du Golfe du Mexique, autrement dit en plein fief pétrolier. Faut-il y voir un signe ? Cette ferme aux dimensions impressionnantes se compose d'un réseau de 1100 hectares d'étangs d'eau salée, dont 20 hectares seront exclusivement consacrés à la recherche et au développement d'un biocarburant expérimental pour jet. Ces surfaces viennent donc s'ajouter au 445 ha d'étangs d'eau salée de Rio Hondo qui réservaient 8 ha à la recherche de ce fameux biocarburant spécifique pour jet qui semble préoccuper très fort les américains (rappelons que Petrosun promet d'en produire quelques 16 millions de litres d'ici peu). Le plan d'exploitation de Petrosun prévoit d'extraire le carburant algal sur le site même des fermes puis d'en effectuer le transport vers les raffineries de biocarburants de la compagnie par voies fluviales, ferroviaires et routières. Ce plan prévoit aussi l'ouverture de nouvelles fermes en Alabama, Arizona, Louisianne, Mexique, Brésil et Australie, et ce dès avant la fin de l'année 2008. Petrosun est de ceux qui croient que parmi toutes les options futures de productions de biocarburants pour jet, la solution algale est la plus viable. La compagnie aime rappeler que le rendement à l'hectare de ce type de culture d'algues marines produit 30 fois plus d'énergie que son concurrent le plus prolifique. Elle ne nécessite ni eau douce, ni terres arables qui peuvent ainsi rester consacrées à la culture des denrées alimentaires. Un avantage effectif de taille par rapport à l'éthanol. PetroSun affirme qu'une superficie de la taille de l'état du Maryland pourrait produire suffisamment de biocarburant algal pour satisfaire l'ensemble des besoins en carburant des États-Unis.
D'autre part, selon le Seattle Times (ICI) devant l'augmentation des cours du pétrole qui menace de couler les grandes compagnies aériennes mondiales et l'industrie aéronautique avec elles, les avionneurs ont complètement fait évoluer leur discours. Ainsi Boeing, jusqu'alors plutôt réticent à s'exprimer sur les biocarburants algals affirme désormais clairement depuis peu, sa volonté de travailler en collaboration avec les fabricants de biocarburants algals. Continental Airlines a déclaré de son côté qu'il procédera dès 2009 à un vol d'essai utilisant des biocarburants et sera ainsi la première compagnie aérienne américaine à le faire. Au début de cette année, la compagnie aérienne Virgin Atlantic a fait voler un 747 en partie alimenté par un carburant expérimental mélangeant huile de noix de coco et huile de babassu. Dans un tel contexte Petrosun boit du petit lait (pas forcement de noix de coco d'ailleurs ! ). La compagnie texane a même enfoncé le clou en laissant entendre, à mots couverts, ces derniers jours, qu'en plus des applications commerciales civiles citées, elle travaillait aussi avec un mystérieux " laboratoire du gouvernement américain " à co-développer un carburant à base d'algues à usage exclusivement militaire. Ça se corse !
Article : Francis Rousseau
Documents de références : The Seattle Times / Greenaironline / Photos 1 : molécules d'algues marines productrice de carburant: Creative Commons 2.0/ 2. Boeing 777 ©Boeing Industries
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mercredi 30 avril 2008
E.ON investit 400m. d'euro dans l' éolien offshore

COPENHAGEN - 30/04/2008 - 3B Conseils -Le groupe allemand d'énergie E. ON vient d'annoncer avoir obtenu la permission de construire Rödsand II, un parc éolien offshore géant situé au sud de l'île de Lolland au Danemark. L'administration danoise en charge des énergies renouvelables a annoncé de son côté avoir accordé à E.ON le feu vert pour la construction d'un projet phare, représentant le plus grand parc éolien offshore actuellement dans le portefeuille d'E. ON. Le projet Rödsand II dont l'achèvement est prévu pour 2010 aura une capacité d'environ 200 MW et fournira suffisamment d'énergie propre et renouvelable pour alimenter 200 000 maisons - ce qui représente un bon 2 % de la demande danoise totale d'électricité. L'investissement total sera d'environ 400 millions d'euros. E. ON est déjà propriétaire d'une partie du parc éolien Rödsand I, situé trois kilomètres à l'est du nouveau projet et développant une capacité de 160 MW. A l'issue de cette annonce, Wulf H. Bernotat de la direction générale d'E.ON a précisé : " Le développement des énergies renouvelables constitue une part importante de notre stratégie de croissance. D'ici à 2010, nous souhaiterions investir 6 milliards d'euros dans ce seul secteur, c'est à dire plus que n'importe quelle autre société européenne. Grâce à l'acquisition l'an dernier, de deux compagnies d'énergie éolienne (l'américain Airtricity entreprises et l'espagnol E2 Renovables Ibéricas), E. ON est devenue la septième plus grande compagnie d'électricité éolienne mondiale. Le projet offshore Rödsand est pour nous une opportunité unique de renforcer cette position mondiale et d'élargir notre expérience et notre expertise dans le domaine de l'énergie éolienne offshore ". Le projet Rödsand II sera développé par E.ON Climate & Renewables, une holding spécialement créée le 1er Janvier 2008 pour agir sur le marché des projets d'énergies renouvelables dans le monde entier. Les mauvaises langues prétendent que E.ON a enfin réussi à se débarrasser de Dong Energy sur ce projet autour duquel tous les deux étaient associés depuis deux ans. Sans aller si loin, la hausse mondiale des matières premières suffirait à expliquer à elle seule les ratés de cette collaboration. Toujours est-il qu'en Décembre 2007, E. ON faisait savoir qu'il ne pouvait plus poursuivre la collaboration. L'administration danoise avait du alors lancer un nouvel appel d'offres. C'était en Février dernier. Et voilà qu'aujourd'hui c'est E. ON qui remporte l'appel d'offres tout seul... Ce nouveau projet est qualifié "d'écononiquement robuste " et, tous les travaux préparatoires ayant déjà été réalisés, on prévoit bien le démarrage du parc éolien pour 2010.
Article : Francis Rousseau
Documents de références : E.On Press release du 28/04/2008. Photo : Le parc éolien offshore de Rosland I © Ole Christiansen
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mardi 29 avril 2008
Le projet E.T.M de La Seyne-sur-Mer se montre ...

LA SEYNE-SUR-MER (France) - 29/04/2008 - 3B Conseils - Marc Vuillemot, le maire de La Seyne-sur-Mer a reçu, vendredi 25 avril, une importante délégation suédoise menée par le vice-président du groupe FVB Swerige composée d’ingénieurs et techniciens du groupe « FVB Swerige » sociétés d’experts conseils spécialisés dans le District de chauffage, de refroidissement et la production combinée de chaleur et d'électricité (PCCE). Venue de la ville portuaire de Göteborg (Suède), premier port de Scandinavie, la délégation s’est informée sur l'échangeur thermique installé sur les espaces des anciens chantiers navals. (cf. panneau n°11 de notre exposition Les énergies renouvelables de la mer). Née d’une réflexion menée dans le cadre du pôle de compétences “ mer ” basé à Toulon, et destinée à valoriser le potentiel marin, cette solution s’inspire d’installations similaires déployées à Monaco. Cette technologie, testée en France depuis octobre 2007, a été présentée et commentée aux visiteurs suédois par les techniciens de la ville et le directeur du développement territorial EDF-Var, Jean-Philippe Cassagneau. Le projet d’échangeur thermique « eau de mer-eau douce » installé à La Seyne-sur-Mer est en capacité de répondre aux besoins de 60.000 m² de bâtiments publics ou privés en utilisant l'énergie thermique de l'eau de mer, à température quasiment constante. Il a été suivi depuis sa conception par André Thomas, ingénieur aux services techniques de la ville et responsable du projet. Techniquement, l’opération de La Seyne-sur-Mer consiste à réaliser un captage à 5 mètres de profondeur, dans les anciennes darses du port, où la température de l’eau est stabilisée à 12-13 degrés en hiver et 15 degrés en été. Trois échangeurs thermiques en titane de 1 600 kW chacun, réchauffent de l’eau douce qui transite dans un réseau de canalisations de 600 mètres alimentant les bâtiments. L’ADEME avait répondu favorablement à la demande de subvention de la ville présentée lors de la précédente mandature soit 170 000 euros. D’après Suez, en utilisant la différence de température relativement faible entre l’eau de mer et le réseau de source de chaleur, la pompe à chaleur a un rendement de 1100% : 1 kWh d’électricité permet d’extraire 11 kWh de chaleur de l’eau de mer. Ce projet avait été lancé à La Seyne en Avril 2007, en références aux directives de l'OCDE, de l'Agence ministérielle à l'Énergie et de l'Office parlementaire d'évaluation énergétique. L'efficacité des entreprises qui ont réalisé et élaboré cette station, la première en France, a été soulignée par les intervenants de même que le soutien actif des services d'EDF et de l'Etat.
La curiosité scientifique manifestée par les ingénieurs suédois est d'autant plus intéressante qu'il faut se souvenir que la ville de Stockholm est dotée depuis 1995, d'un réseau développé par la société suédoise Capital Cooling AB,(désignée en mars dernier par le WWF (Fond mondial pour la nature) comme l'une des entreprises suédoises les plus novatrices). Ce réseau permet précisément de produire du froid et de la chaleur à partir du pompage direct d'eau de mer en profondeur. Cette technologie connue en anglais sous le nom de SWAC (Sea Water Air Conditioning) et/ou District Cooling est utilisée par diverses compagnies, avec diverses adaptations, dans plusieurs grandes villes des Etats Unis, à Halifax (Canada) et Scheveningen (Pays-Bas), à Honolulu (Hawaï) et à Tahiti (Polynésie Française). Des projets similaires utilisant la même technologie rapportée à la ressource des nappes d'eau souterraines sont à l'étude pour Paris (France) et Vienne (Autriche).
Article : BBB et Francis Rousseau
Documents de références : 3B Conseils, Ademe, Ville de La Seyne-sur-Mer, Suez, Var Matin, SWAC. Schémas (pour agrandir les images, se rendre sur le blog et cliquer dessus) : © Seacon. Honolulu Swac LLC© Makai Ocean Engineering
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lundi 28 avril 2008
Eolien offshore : Bruxelles consulte online

BRUXELLES - 28/04/2008 - 3B Conseils - La Commission européenne lance une consultation en ligne dans le but de préparer un plan d'action communautaire concernant en particulier les implantations éoliennes en mer et le long des côtes. Cette consultation en ligne (ICI) ouverte depuis le 24 Avril 2008, s'achèvera le 20 Juin 2008. Pour la mener à bien, la Commission européenne n'a pas hésité à ratisser large. Elle invite en effet aussi bien les autorités publiques des pays membres (services publics, autorités politiques), les acteurs du monde des affaires (industriels-constructeurs d'éoliennes, investisseurs, promoteurs de projets, entreprises du secteur énergétique), les organisations non gouvernementales de défense de l'environnement, les citoyens en général et " toutes autres parties intéressées " (!?), à s'exprimer sur les obstacles qui s'opposent à la poursuite du développement de " l'énergie offshore " en Europe et à proposer d'éventuelles solutions pour les surmonter en particulier au niveau de l'Union Européenne. Rappelons, à toutes fins utiles, que le 23 janvier 2008, la Commission avait présenté une série de propositions en rapport avec la gestion de l'énergie et la problématique du changement climatique ; parmi ces propositions, la directive qui prévoit de faire passer la part des énergies renouvelables à 20% des sources énergétiques utilisées d'ici à 2020 n'a pas été la moins remarquée et la moins commentée par les gouvernements des états membres. Certains (Royaume-Uni, France) jugeant publiquement l'objectif difficile voir impossible à tenir. D'autres se dirigeant bouche cousue mais allègrement vers la réalisation de l'objectif (Allemagne, Pays-Bas, Espagne... et Royaume-Uni, car ce pays est de ceux qui adore dire qu'il n'y arrivera pas tout en faisant tout pour y arriver ! ). La Commission estime toujours et plus que jamais que l'énergie éolienne a le potentiel requis pour apporter une contribution significative à la réalisation de cet objectif mais n'est pas dupe du fait qu'exploiter ce potentiel suppose un nombre croissant de défis à relever qui, tous, pourraient nécessiter de nouvelles actions plus ciblées. Curieux comme le monde est fait : cette consultation arrive précisément au moment où, aux Etats-Unis, on n'a de cesse de s'extasier sur la capacité de l'Europe à mener à bien ses projets dénergies renouvelables et en particulier en matière d' éoliennes offshore ! (cf. notre article du 24/04/2008).
Article : Francis Rousseau
Documents de références : Portail de l'Union Européenne : Europa. Carte : Fermes offshore à l'horizon 2009
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