
PARIS - (France-U.E) - 11/07/2009 - 3B Conseils - Selon un communiqué de l'AFP daté du 10 Juillet 2009 et un texte publié sur le site du Grenelle de la Mer ICI , un consensus s'est formé à l'issue des tables-rondes tenues depuis 1 mois sur la mer en générale et le développement en France des énergies marines en particulier. "Il y a un consensus sur la nécessité de développer les énergies marines - énergie marémotrice, hydroliennes flottantes, éoliennes en mer etc " a précisé à l'AFP D. Lhostis, représentant de la fédération France nature environnement (FNE)."On va mettre en place un certain nombre de démonstrateurs outre-mer et sur les côtes
françaises", a-t-il ajouté, avant de conclure : "On a proposé que les énergies marines représentent 3% des énergies renouvelables d'ici 2020". Hier soir, à la sortie de la dernière réunion, le ministre Jean-Louis Borloo précisait lui aussi à l'AFP : "On a fini sur les énergies bleues, on a fait des progrès considérables, notamment sur l'Outre-Mer, avec des démonstrateurs".
En plus de ces déclarations, le site du Grenelle de la Mer mettait hier soir en ligne le communiqué suivant (les passages en italiques sont mes propres commentaires) :
"Le Grenelle de la mer prend acte de l’urgence et décide d’engager un plan ENERGIES BLEUES. La programmation des investissements prévoit 6000 MW d’énergies marines en 2020. Ce plan va permettre de définir une stratégie de développement des énergies marines et un cadre cohérent d’actions au sein de la politique maritime intégrée. Participeront à la définition de cette stratégie toutes les parties prenantes. Elle prendra en considération les trois composantes du développement durable : la cohésion sociale, l’environnement et
l’économie. Le Grenelle de la mer acte un soutien fort à des pilotes pré industriel pour identifier les technologies du futur dont la France veut se doter, en concertation avec les acteurs et en s’assurant que ces technologies soient compatibles avec le respect de l’environnement (dont une majorité en Outre-Mer).
- 3 sites pour les hydrauliennes (on notera l'orthographe inédite adoptée par le Grenelle pour "Hydrolienne"... qui ne nous empêchera pas de nous demander où sont ces sites et quels types d'hydroliennes sont concernées)!)
- Un pilote Energie thermique des mers (Il semblerait qu'il s'agissse de celui de DCNS à l'Ile de la Réunion dont j'ai déjà fait état dans ces colonnes)
- Un pilote d’éoliennes flottantes (Où ? Qui ? Quand ?)
- Un dispositif de pompe à chaleur/froid par territoire d’Outre
mer dont climatisation de l’Hôpital de Tahiti dans les 2 ans (celui-là même que j'ai annoncé le mois dernier).
- Soutien à 2 projets houlomoteurs (énergie des vagues donc mais reste à savoir lesquels et où ? Searev de l'Ecole Centrale de Nantes ?)
Un appel à projets sera lancé avant fin 2009 pour créer un centre d’essai de rang mondial sur les énergies marines. (L'équivalent de l'EMEC anglais en quelque sorte... Il était temps !)
L’Outre-Mer sera la vitrine technologique et le territoire d’expérimentation de la France en matière d’énergies marines renouvelables.
C'est sur cette phrase de conclusion enthousiasmante pour l'Outre-Mer (et pour l'emploi en Outre-Mer) que s'achève ce communiqué du Grenelle de la Mer pour ce qui concerne les énergies renouvelables de la mer, car d'autres tables rondes concernaient, entre autres, la gestion de la ressource halieutique.
Le premier commentaire qu'il suscite de ma part est que de grands progrès viennent effectivement réalisés en peu de temps vers une reconnaissance de "la nécessité du développement en France des énergies marines". Ce n'était pas du tout le cas il y a encore un an seulement. Cela ne signifie pas non plus que la France rattrapera du jour au lendemain le formidable retard qui s'est creusé dans ce domaine avec le Danemark, l'Angleterre, l'Allemagne ou l'Espagne. Cela signifie simplement que la France ne refuse plus de s'inscrire dans une logique européenne de développement des énergies renouvelables de la mer, rebaptisées "Energies Bleues" par Jean-Louis Borloo, refus soufflé (si je peux dire) jusque-là par le sacro-saint choix prioritaire du nucléaire. Si cela devait se confirmer par des actes, au-delà des annonces, cela constituerait un pas important voir historique en direction d'une intégration dans une logique européenne (et mondiale d'ailleurs) de développement énergétique marin et de création de nouveaux emplois dans ce secteur. Bleu, verte ou jaune (et à propos de jaune d'ailleurs on remarquera qu'il n'est pas question de biocarburant algal dans ce communiqué), ces énergies renouvelables de la mer ont enfin acquis droit de cité.
Je ne peux que m'en réjouir et j'aurai bien entendu, je l'espère l'occasion d'y revenir dans ce blog.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : liens. Photos: logo du "Grenelle de la mer"
Exceptionnellement pas de photos de vacances à la mer ! Cette série entamée samedi dernier reviendra le week-end prochain, cet article restant en ligne jusqu'au 15 juillet.
samedi 11 juillet 2009
Grenelle de la mer : important consensus sur le développement des énergies marines
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vendredi 10 juillet 2009
Stockage de CO2 dans les aquifères sous la Mer du Nord : le retour

EDIMBOURG (Royaume Uni - U.E.) - 10/07/2009 - 3B Conseils - Les partisans du stockage du CO2 dans ou sous l'océan ne désarment pas. Malgré l'opposition réitérée de la plupart des ONG environnementales, il reviennent régulièrement à la charge avec un nouvelle proprosition. Cette foisn c'est sous l'océan qu'il s'agit de stocker. Et c'est l'équivalent d'une centaine d'années d'émissions de CO2 du secteur industriel britannique qui pourrait être stocké dans des aquifères salins en mer du Nord. C'est ce que révèle un article paru dans Engineer et une étude intitulée "Oportunities for CO2 Storage around Scotland" (PDF ICI) menée par le gouvernement écossais en collaboration avec le Scottish Centre for Carbon Storage - Centre écossais du stockage carbone) et d'autres partenaires industriels. Cette étude relayée par un B.E de l'Ambassade de France au Royaume Uni révèle ainsi que ce sont environ 46.000 millions de tonnes de CO2 issu du secteur industriel (y compris la production d'électricité) qui pourraient être stockées dans ces véritables mers souterraines que sont les aquifères. Pour mémoire je rappellerai qu'un des plus grands aquifères de la planète est l'aquifère Guarani situé sous le bassin du Paraná-Plata en Amérique du Sud qui s'étend sur une superficie 3 fois supérieure à celle de la France entière ! (cf. illustration)
Quelle aubaine donc que ces immenses étendues enfouies et vierges pour ceux qui veulent absolument truffer encore un peu plus notre planète de déchets qu'elle ne l'est déjà ! Déchets déchets tout n'est que déchets direz-vous... Certes, mais les aquifères sont des réservoirs d'eau potable sous-terrains constituant une réserve non négligeable pour l'humanité et de ce fait difficilement utilisable en tant que site de stockage de quoi que ce soit, mais... justement ce qui différencie les aquifères salins des aquifères ordinaires si je peux dire, c'est le fait que les aquifères salins - situés généralement à une profondeur supérieure à 800m- contiennent une eau très saline, totalement impropre à la consommation. Vraiment quelle aubaine donc ! Car ces aquifères salins tout comme les autres peuvent avoir des superficies de plusieurs milliers de km2 et ceci sous la surface de la terre aussi bien que sous le plancher océanique lui-même.
Ainsi l'équipe qui a mené cette étude a-t-elle passé en revue puis sélectionné 10 aquifères salins et 29 champs d'hydrocarbures situés sous la mer du Nord. Sachant que la capacité de stockage de 10 aquifères varie entre 4600 à 46.000 millions de tonnes, cela permettrait non seulement de stocker le CO2 du reste du Royaume-Uni mais également celui de l'Europe entière. Pour arriver à de telles conclusions, le SCCS et ses partenaires ont dans un premier temps évalué les niveaux d'émissions de CO2 en Ecosse et au Nord de l'Angleterre sur une période allant de 2008 à 2040. Ils ont ensuite déterminé le volume de CO2 qu'il serait possible de capturer.
Mais il y a encore plus fort pour se donner bonne conscience : cette étude indique que l'injection de CO2 dans les réservoirs naturels d'hydrocarbures proches des aquifères serait une méthode efficace de "récupération assistée" du pétrole. Cette technique utilisée par l'industrie pétrolière depuis déjà une quarantaine d'années, parait-il, pourrait permettre à la fois d'augmenter notablement la récupération du pétrole, mais aussi de stocker définitivement du CO2 dans les formations géologiques. D'une pierre deux coups en quelque sorte ! Dans le cadre des plans actuels de la Commission Européenne, 12 projets de démonstration à grande échelle, qui appliquent la technologie de capture et de stockage de CO2 principalement à des centrales électriques fonctionnant au charbon, seront lancés d'ici 2015. Reste à savoir le coût de telles manipulations sur l'environnement ? L'étude ne pipe mot sur le sujet.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : sites liés. Cartes et illustrations : 1 Aquifères salins en mer du Nord © Scotland Gouv ; 2. Carte de l'aquifère Guarani. 3. Schéma de forage dans les aquifères.
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jeudi 9 juillet 2009
Une première bouée à la mer pour le Wave Hub !

FALMOUTH - (Royaume-Uni- U.E) - 09/07/2009 - 3B Conseils -Le gigantesque projet de Wave Hub (cf notre articles du 16 avril 2009 ICI) au large des côtes de Cornouailles vient de franchir un premier pas concret vers sa réalisation. C'est un pas modeste certes, mais le premier l'est toujours plus ou moins, n'est-ce pas ? Même pour cette région du monde qui affiche plus que jamais l'ambition de devenir leader mondial de l'énergie des vagues. Ce premier pas a consisté à lancer une bouée qui répond à l'acronyme imprononçable de SWMTF (South Western Mooring Test Facility). Cette bouée de deux-tonnes mise à l'eau au large de Falmouth est en elle-même une première mondiale. Elle recueillera des informations détaillées qui compléteront les données fournies par ailleurs par l'agence régionale de développement (South West RDA). Le futur Wave Hub a non seulement l'ambition de faire de cette partie de la Cornouailles le plus grand parc d'énergie des vagues du Royaume-Uni mais aussi un pôle mondial d'excellence pour les énergies renouvelables marines en général. En réalité, la mise à l'eau de cette bouée SWMTF s'inscrit dans les actions menées dans le cadre de PRIMaRE (Peninsula Research Institute for Marine Renewable Energy), un institut doté depuis le 2 Juillet 2009 par le gouvernement de £10,3 millions (€11,9 millions) destinés à la recherche sur les énergies renouvelables marines et faisant appel à l'expertise de l' université d'Exeter et de l'université Plymouth aussi connue comme "univesrtité de l'entreprise". Developpée dans la cadre de PRIMaRE par une équipe de l'Université d'Exester, la bouée SWMTF a coûté £ 305.000 (€352.000). On insiste beaucoup sur les caractéristiques uniques de cet engin capable d'obtenir des données très détaillées sur la façon dont les ancrages des dispositifs en mer devront répondre aux conditions extrêmes des vents, des vagues, des courants et des marées. C'est en utilisant ces informations que les développeurs seront en mesure de modéliser et tester les composants pour l'ancrage de tous les dispositifs qui convertissent l'énergie à partir de mouvements ondulatoires. On insiste aussi (un peu lourdement d'ailleurs !) sur le fait que ceci peut aussi profiter à l'extraction des énergies fossiles marines. Maintenant que la bouée a été mise à l'eau, l'équipe effectuera les premiers tests, dans le port même de Falmouth. La bouée sera ensuite transférée à sa position d'ancrage dans la baie de Falmouth. Une fois amarrée à cet endroit, les données seront transmises en temps réel à une station d'analyse. Une web caméra de surveillance transmettra des images au PRIMaRE permettant à l'équipe de surveiller sans arrêt les activités autour de la bouée.
Article: Francis ROUSSEAU
Docs. Sites liés. Photo de la bouée: © South West RDA
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Libellés : Energie des vagues, Royaume Uni
mercredi 8 juillet 2009
Blue Energy Canada développe des hydroliennes à rotors horizontaux

VANCOUVER (Canada)- 08/07/2009 - 3B Conseils -Deux compagnies privées, Blue Energy Canada Inc développeur de l'hydrolienne Davis Hydro Turbine (illustration) et World Energy Research spécialisée dans les investissements financiers concernant les énergies offshore (plutôt fossiles jusqu'à aujourd'hui) ont décidé de s'unir pour relever le défi des énergies renouvelables marines au Canada. Après la signature d'un protocole d'accord le mois dernier, les deux sociétés viennent d'annoncer un nouvel accord concernant cette fois-ci la construction d'une centrale de 200 MG d'un coût de 500 millions de dollars CAD (€ 308,40 millions) utilisant la technologie d'hydrolienne Blue Davis Hydro Turbine, mais... montées en batterie (cf. illustration 2).
Je rappelle que cette technologie est tout à fait différente de celle des hydroliennes à pales classiques que nous con
naissons. La technologie Davis Hydro Turbine est en fait une sorte d'hydrolienne à rotors horizontaux. (fiche technique complète ICI). Chaque hydrolienne produit 250 kW de courant électrique, mais dans un projet commercial il est prévu de les utiliser en batterieformant un véritable barrage dans certains estuaires. Six de ces turbines ont été récemment testées avec succès au Conseil National des Recherches du Canada. Rien ne dit cependant que cette technologie soit appelée à un avenir. Dans le domaine mouvant des technologies renouvelables de la mer, bien malin qui peut se lancer dans ses prédictions. Les investisseurs canadiens échaudés par les echecs de Finavera et le retrait récent des Pelamis du Portugal sont devenus frileux en matière d'investissement.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : sites liés. Illustrations ©BlueEnergy Canada Inc.
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mardi 7 juillet 2009
Energie des courants à Solway Firth : étude de faisabilité d'un barrage

CARLISLE - (Royaume-Uni) 07/07/2009 - 3B Conseils -'après un article du quotidien écossais Sunday Herald (ICI), une étude destinée à explorer la faisabilité technique d'un "barrage" exploitant en batteries plusieurs récupérateurs d'énergie des courants sur le site de Solway Firth, entre la région de West Cumbria en Angleterre et le sud-ouest de l'Ecosse, est sur le point de démarrer. Le projet de ce barrage qui relierait l'Angleterre et l'Ecosse, d'un montant total de £ 500 millions (€ 582 millions), est suspendu au résultat de cette étude de faisabilité qui à elle seule coutera entre £ 60,000 et £ 100,000 financés conjointement par Scottish Enterprise, la Nuclear Decommissioning Authority (NDA) et Northwest Regional Development Agency (NRDA). L'étude de faisabilité concernen une zone qui englobe la rivière Solway à partir de Annan dans les Dumfries & Galloway jusqu'à Bowness-on-Solway dans la région de Cumbria. Cette d'étude est largement portée par le Northwest Tidal Energy Group (Groupement des energies des courants du Nord Ouest) ainsi que par la société de conseils en entreprises NB21C, qui cherchait un soutien financier public pour le projet afin d'évaluer sa viabilité.
Selon Nigel Catterson, président de NB21C le barrage SolwayFirth pourrait être achevé dans les quatre ans suivant la fin de l'étude de faisabilité soit au début de l'hiver 2013. Ces 4 années comprenant environ 2 ans consacrés à l'observation de l'environnement, 6 mois pour l'obtention des permis et 2 ans pour la construction du barrage lui-même. Connu depuis longtemps déjà comme un site potentiellement riche en énergie des courants marins, Solway Firth a de nouveau attiré l'attention en Mars 2009 lorsque des ingénieurs de l'Université de Liverpool ont fait valoir que la construction d'un barrage à cet endroit pourrait permettre de fournir à lui seul plus de 5% de l'électricité du Royaume-Uni. Des chercheurs, travaillant en collaboration avec le Proudman Oceanographic Laboratory(POL), ont exploré les meilleures solutions pour produire de l'électricité à partir de l'énergie des courants dans cette aprtie de la mer D'Irlande et en sont venus à la conclusion que quatre barrages disposés à Solway Firth, Morecambe Bay et aux estuaires de la Mersey et de la Dee pourraient être capable de répondre à environ la moitié des besoins en électricité de la région Nord-Ouest. Depuis, l'idée a donc fait son chemin malgré une inquiétude exprimé maintes fois par les résidents et les associations environnementales. Cette zone est en effet connue aussi pour la migration des saumons sauvages et un barrage même composés d'hydroliennes réputées respecter les passages de poissons n'est peut être pas la formule la plus indiquée. Les 2 années consacrées, pendant l'étude de faisabilité, à l'observation de la nature seront-elles suffisantes pour se prononcer définitivement sur le sujet ? En tout cas l'emploi d'hydroliennes en batteries vor en barrage semble se généraliser dans les projets futurs.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : Sites liés. Carte simplifiée du site de l'estuaire de Solway firth
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lundi 6 juillet 2009
L'EMEC européen a son jumeau américain : le MREC

FALL RIVER - (Massachusetts - Etats-Unis) - 06/07/2009 - 3B Conseils - Selon un article paru dans le Herald News du 29/06/09 ICI, un consortium agissant dans le domaine des énergies renouvelables et basé à l'ATMC (Advanced Technology and Manufacturing Centre) de Fall River vient de se voir attribuer $ 950.000 de subvention en provenance des caisses du gouvernement fédéral pour étudier le potentiel d'un projet d'hydroliennes (énergie des courants) entre les îles de Martha's Vineyard et de Nantucket (New England), une zone maritime où plusieurs projets d'énergies renouvelables marines ont été déjà prévus. Le (MREC) New England Marine Renewable Energy Centre veut installer en effet entre les deux îles un site de test, un peu à l'image de celui de l'EMEC (European MArine Energy Center) que les européens ont installés aux Orkney Islands (Royaume-Uni). Le MREC est composé d'industriels, d'universitaires, de membres d'organismes gouvernementaux, de municipalités, de plusieurs groupes d'intérêt public, d'associations d'usagers de la mer et de riverains. A l'occasion de la mise en place de ce projet John Miller, directeur du MREC a déclaré : " Alors que notre province de Nouvelle Angleterre subit de pleine fouet la crise énergétique avec un carburant au prix élevé et des approvisionnements problématiques, nous avons à nos pieds, une formidable gisement d'énergie inexploitée, celui de l'océan. Le MREC a été créé précisement pour ouvrir les portes de ce formidable gisement énergétique et apporter des emplois a notre région ". La chance de Fall River est de posséder aussi, à quelques encablures, les infrastructures industrielles capables de fabriquer les hydroliennes. En effet, la compagnie Blue H qui a installé la première éolienne expérimentale en haut profonde au large des côtes italiennes l'année dernière, et dont le projet est d'installer sous peu le premier méga parc éolien américain en mer au large de New Bedford et de Block Island serait aussi parfaitement capable de forunir la région en éoliennes offshore et, poruquoi pas, de prendre en charge la fabrication d'hydroliennes. Consciente que ces projets sont le premier vers une " nouvelle économie " seule capable d'apporter des emplois dans cette région, l'administration de l'Etat du Massachusetts vient d'ouvrir dans son budget une ligne spécialement dédiée aux énergies renouvelables ; bien que le Sénat n'ait pas suivi cette proposition, le geste financier de l'Etat fédéral en faveur de l'ATMC affirme clairement la volonté en matière de politiques énergétiques de l'administration Obama. L'on a appris aussi que de son côté la Dartmouth School of Marine Science and Technology de l'Université du Massachusetts (UMass) a mèné des sondages océanographiques pour déterminer quels sont les emplacements où les courants sont les plus forts et les plus proprices à l'installation d'hydroliennes. Ces emplacement définis sous le vocable paradoxal de "sweet spots" vont faire l'objet d'un listing détaillé. Le plus "sweet" de ces "spots" ayant été déjà répérés à Muskeget Channel (cf. illustration), qui recèlerait beaucoup de potentiel à la fois en matière d'énergie éolienne, d'énergie des courants et d'énergie des vagues. Selon les dernières informations disponibles, le (DOE) Département américain de l'Énergie a fortement encouragé le consortium de chercheurs qui travaille à la Marine Renewable Energy Centre (MREC) à poursuivre le développement des technologies afin d'exploiter toutes ces possibilités à la fois : éoliennes en mer, vagues et courants.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs sites liés: Muskeget ©Google earth
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samedi 4 juillet 2009
Alors ? vous allez partir en vacances ?

© Michel Momy
04/07/2009 - 3B Conseils -Alors n'oubliez pas vos petits souliers... ou autre chose sur le sable fin.
En fait n'oubliez rien sur le sable fin... si ce ne sont soucis et chagrins !
© Michel Momy
© Michel Momy
© Michel Momy
Chaque week-end de Juillet et peut-être même d'août, vous trouverez dans ce blog quelques photos prises par des amis photographes sur l'état des plages et de la mer. Pour inaugurer cette série, des photos de Michel Momy, extraites de son album " Poubelle de l'océan " que vous pouvez retrouver sur Face Book ICI
Je rappelle que c'est l'équivalent d'un véritable " continent" de déchets dont la taille atteint près de 3,5 millions de km², qui s'est formé dans le Nord-est du Pacifique, précisément entre la Californie et Hawaï où les courants marins transportent toutes les ordures des deux rives du Pacifique et d'ailleurs. Les observations menées par l'Algalita Marine Research Foundation et la California Coastal Commission de San Francisco estiment que les déchets tourbillonnant sous l'effet du grand vortex nord-pacifique (North Pacific Gyre) s'accumulent dans cette zone peu connue, un peu à l'écart des routes commerciales et des zones de pêches, depuis plus de 50 ans maintenant. A l'image d'un puissant trou noir marin, le vortex attire vers lui tous les résidus jetés ou parvenus en mer.
Francis ROUSSEAU
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vendredi 3 juillet 2009
ScotRenewables va sortir son hydrolienne flottante...

STROMNESS - (Royaume-Uni - U.E.) - 03/07/2009 - 3B Conseils - La compagnie ScotRenewables, basée dans les Iles Orcades, au nord de l'Ecosse, et qui vient d'entrer dans la liste dressée par Siemens, Virgin et Carbon trust des 100 compagnies qui vont changer le monde (en toute simplicité !), vient d'obtenir €7,26 millions pour développer un " nouveau " type d'hydrolienne capable de capter l'énergie des courants marins tout en étant positionnée en surface. Contrairement à ses concurrents ScotRenewables n'essaie pas de construire la plus efficace des hydroliennes du monde, mais juste la plus facile à entretenir et à réparer. Et c'est plutôt une bonne idée car la question de l'entretien et de la réparation reste au centre des problèmes que pose cette technologie. Le prototype de turbine hydrolienne proposée par la firme écossaise est flottante c'est-à-dire moins coûteuse à installer et à entretenir que toutes celles qui sont à l'essai aujourd'hui. La version commerciale définitive de cette nouvelle turbine se présentera sous la forme d'un tube de métal de 40 mètres de long et de 250 tonnes disposé face au flux du courant à la surface de l'eau pour générer 1,2 MW d'électricité.
De chaque côté du tube, sous la surface de l'eau, deux turbines fixées à des ailettes, convertissent l'énergie des courants en électricité. Un prototype de 8 mètres de long devrait être mis à l'eau dès l'an prochain au site d'essai de l'European Marine Energy Centre (EMEC) qui se trouve exactement en bas de la route où sont situés les ateliers de ScotRenewables ! Pratique ! " Nous voulons être compétitifs avec tous les autres parcs d'éoliennes en mer ", explique Barry Johnston, le jeune PDG et fondateur de la compagnie, qui propose globalement les mêmes performances techniques que ses concurrents, à 100 kw près, mais compte beaucoup sur la situation en surface pour réduire de façon drastique les coûts d'exploitation. Le credo de Barry Johnston, digne représentant de la jeune génération d'ingénieurs s'intéressant aux énergies renouvelables marines, repose sur des technologies simples, utilisant des matériaux simples et faciles entretenir. Ça tombe bien, car c'est aussi mon credo !
Pour l'instant tout ceci en est au stade de la simulation (vidéo de demo ICI) et ce prototype, pour une fois, n'a pas de nom de serpent de mer... Il faut dire qu'il n'en reste plus beaucoup de disponibles sur le marché à part Lochness, ce qui aurait été d'un goût assez douteux !
Je rappelle que la technologie Hydrogen® de la compagnie Aquaphile SARL basée à Landeda (France) développe aussi un type de technologie similaire (cf. notre article de Novembre 2008 ICI)
mais n'a pas la chance d'être située à deux pas de l'EMEC. Mais pourquoi cela devrait-il être un obstacle à son développement ?
Article : Francis ROUSSEAU
Docs: sites liés. Photos et Video ©ScotRenewables
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jeudi 2 juillet 2009
L'indien Suzlon cherche $1 milliard !
PUNE - (Inde) - 02/07/2009 - 3B Conseils -Le conseil d'administration de la compagnie indienne Suzlon, n°1 asiatique et n°5 mondial de l'éolien, a donné son accord pour lever 1 milliard de dollars destinés à réduire la dette contractée suite à l'achat de REpower Systems. En termes de clichés, c'est un peu ce qui s'appelle avoir les yeux plus gros que le ventre. Pour trouver ce milliard de dollars, le géant indien va devoir se séparer de ses actifs et vendre des actions sur le marché de façon à réduire une dette, qui a quadruplé pour s'établir, selon Reuters, à $ 2,45 milliards à la fin de l'exercice de mars 2009. Je rappelle (cf. notre article du 2 juin dernier ICI) que la compagnie indienne avait pris le contrôle de l'Allemand REpower Systems, le 5 juin dernier en achetant 90,72 % des actions pour $87,6 millions. Suzlon ayant déjà acquis auparavant 83,43 % de Repower pour un autre montant de $87,6 millions. La société avait alors déclaré qu'elle allait financer ces acquisitions par une " renégociation des engagements financiers " et de mystérieuses facilités de crédit bancaire. Aujourd'hui, Sumant Sinha, responsable de l'exploitation chez Suzlon a déclaré à Reuters, que le plan de réduction de la dette va dépendre des conditions du marché et qu'il n'y a pas pour l'instant d'objectifs fixés.
Si on fait le calcul de ce que Suzlon a dépensé depuis 3 ans pour acquérir Repower, force est de constater que cela commence à faire beaucoup. Il y a 3 ans en effet Suzlon avait commencé par acquérir une participation de 66 % du capital de REpower pour ....$ 1,55 milliard). En mai 2009 les fondateurs de Suzlon se sont procuré $ 47 millions de dollars par la vente de 2 % de leurs actions. Selon Reuters, une nouvelle mise en vente d'actions sur les marchés financiers n'est pas à exclure dans les semaines qui viennent.
Article : Francis ROUSSEAU
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mercredi 1 juillet 2009
Un nouveau projet d'énergie des courants au sud de la Nouvelle-Zélande

INVERCARGILL - (Nouvelle-Zélande) - 01/07/2009 - 3B Conseils -
D'après un article paru dans le journal néo-zélandais Southland Times, il semblerait qu'Eric Roy, député d'Invercargill, ou Waihōpai en Māori, aurait l'intention de créer un parc d'énergies renouvelables marines et plus particulièrement un Centre d'exploitation d'énergie des courants à Foveaux Strait. Bien que comme partout ailleurs dans le monde, un consentement avec les divers usagers de la mer soit difficile à trouver dans ce pays constitué de deux grandes îles principales (l'Ile du Nord et l'Ile du Sud séparées par le Détroit de Cook) et de nombreuses petites îles, cette zone de l'Ile du Sud où est située lnvercagill, qui s'enorgueillit d'être " la ville la plus au sud de la planète ", est apparue comme celle qui pose le moins de problème en termes de partage d'usage de la mer. Malgré les difficultés du député Roy à réunir les consentements et à obtenir les premières autorisations, il s'est déclaré optimiste et désireux de poursuivre son projet. Le parc d'exploitation des courants marins est selon lui le meilleur moyen pour la Nouvelle-Zélande, de gagner une place dans le concert des pays qui souhaitent jouer un rôle en matière de développement d'énergies renouvelables de la mer. Le vif intérêt, manifesté récemment aussi bien par le gouvernement Néo-Zélandais que par les entreprises privées locales pour ce projet d'exploitation des énergies marines pourrait permettre au projet de démarrer plus vite que prévu. Deux ou trois lieux précis ont été sélectionnés par Roy pour héberger ce parc de renouvelables marines, mais ces emplacements doivent être auparavant validés par les spécialistes néo-zélandais. De toute façon ce projet devra attendre le retour devant le Parlement en juillet du projet de loi gouvernementale sur le Gestion des ressources (Resource Management Act), qui fait actuellement l'objet de discussions politiques. Le député Roy a précisé que son projet avait été conçu en tenant compte des recommandations de cette loi de façon à ce que, si la loi était votée, son projet ne soit pas éliminé pour une quelconque incompatibilité éthique ou juridique. Tout semble donc en place pour que la Nouvelle-Zélande, membre du Commonwealth, fasse son entrée (par le sud!) dans les territoires insulaires utilisant les énergies de la mer pour produire leur électricité.
Je rappelle que l'an passé, à la même époque, la Nouvelle-Zélande annonçait (cf. notre article ICI)
la mise en place du plus grand projet houlomoteur du monde à Sinclair Head, dans le détroit de Cook, destiné à permettre d'atteindre l'ambitieux objectif du gouvernement néo-zélandais de produire 90 % de l'énergie du pays à partir de sources renouvelables d'ici 2025. Pour l'instant le site web de l'entreprise Neptune Power chargée d'installer la turbine est particulièrement discret sur l'avancement des travaux. J'ai surtout apprécié, pour ma part, le magnifique design maori de ce site. J'espère que vous aussi l'apprécierez !
Article : Francis ROUSSEAU
Docs : sites liés. Photo : carte d'Invercargill (Nouvelle-Zélande)
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